Le groupe écologiste et social a voté contre l’actualisation de la Loi de Programmation Militaire. Le but n’était pas de s’opposer aux 36 milliards d’euros supplémentaires prévus d’ici 2030, un montant répondant à des manques réels et à des enjeux de plus en plus prégnants. Le but était de dénoncer et contrer les mesures liberticides glissées dans cette loi, qui représenteraient un danger encore plus important si le RN arrivait au pouvoir.
L’article 18 cherche à étendre la surveillance algorithmique, disposition pourtant déjà censurée auparavant par le Conseil constitutionnel.
L’article 21 créé un nouvel état d’exception : l’état d’alerte de sécurité nationale. Cet état d’alerte serait décidé par le gouvernement seul, qui ne solliciterait l’avis du Parlement qu’au bout de deux mois. Pendant deux mois le gouvernement pourrait donc déroger, sans limite, au droit du travail, au droit de l’urbanisme, aux codes des marchés publiques, au code de l’environnement.