800 millions d’euros. C’est le montant qu’ont choisi d’investir les plateformes de paris sportifs dans la publicité à l’approche de la Coupe du monde. Cet investissement n’est pas anodin, il représente pour les bookmakers l’occasion de toucher un public de plus en plus jeune en lui faisant miroiter des gains faciles pour « mettre la daronne à l’abri » ou devenir le « nouveau roi du quartier ».
Le pari sportif n’est pas un simple divertissement, c’est un business model fondé sur l’addiction. Le chiffre d’affaires des opérateurs en est la preuve : il est composé à 63% de joueurs en situation d’addiction ou de perte de contrôle, ce qui représente un réel problème de santé publique.
Souvent, des arguments économiques sont opposés à notre logique de protection. En effet, les paris sportifs contribuent au financement du sport professionnel. Mais il ne serait justement pas temps de renforcer l’indépendance du sport avant que son existence dépende de l’addiction de son public ?
Afin de lutter contre ce matraquage publicitaire, j’ai déposé début juin 2026 une proposition de loi visant à encadrer la publicité pour les paris sportifs. Mes articles, inspirés de la loi Evin et soutenus par l’ANJ, visent à :
- Empêcher la publicité pour les paris sportifs pendant les matchs et sur les réseaux sociaux.
- Mieux encadrer les contenus pour que les bookmakers arrêtent de faire croire qu’on peut mettre la daronne à l’abri en misant sur le prochain buteur.
- Combattre l’association systématique entre le sport et les jeux d’argent en empêchant le naming des stades, des compétitions et l’utilisation de l’image des joueurs comme l’ont récemment réclamé plusieurs membres de l’équipe de France.
J’invite toustes les citoyens et citoyennes intéressé.es à consulter ma proposition de loi disponible sur le site de l’Assemblée nationale ainsi que la tribune publiée dans le journal le Monde, cosignée par de nombreuses personnalités.
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b2899_proposition-loi