J’avais annoncé l’adoption, en Commission des affaires culturelles et de l’éducation, de mes amendements visant à encadrer les paris sportifs, à l’occasion de l’examen de la proposition de loi relative à l’organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel. Malheureusement, la Commission Mixte Paritaire du 30 juin 2026 a décidé de rejeter le dispositif de « whistle to whistle ban » qui interdisait simplement la diffusion de publicités pour les paris sportifs cinq minutes avant et cinq minutes après les compétitions sportives.
Il est pourtant grand temps d’encadrer ces opérateurs qui ne cessent d’investir dans la publicité, conscients de l’influence que celle-ci a sur la population, en particulier sur les plus jeunes. En effet, 86% des joueurs réguliers déclarent avoir eu envie de parier après avoir vu une publicité. Le Royaume-Uni, le Danemark, la Belgique ont, eux, déjà pris conscience de ces enjeux et ont choisi d’agir.
Je voterai donc contre la loi sur le sport professionnel car elle présente encore pour moi, notamment sur le sujet des paris sportifs, des lacunes. J’espère que la proposition de loi visant à encadrer la publicité que j’ai déposée début juin 2026 sera mise à l’ordre du jour lors de la prochaine session parlementaire afin, d’enfin, pouvoir légiférer sur le sujet.